Comme je l'ai déjà dit c'est parfois au détour d'anciennes parutions que l'on parvient à trouver le livre, celui qui vous donne un nouveau souffle. Celà faisait longtemps que je n'avait pas
publié mais celui-ci a eu le mérite de redonner du souffle à mes lectures. Tout ce que je pourrais en dire est réducteur, on comprendra mieux en disant qu'il est des écrivains dont la magie
transcende, qui sont tombés amoureux de leur personnage et qui transmettent ce syndrôme au lecteur. On suit le parcours du petit Claude, de ce génie du piano et ce qu'il vit on le vit avec lui,
durant ses pages, on est Claude, on joue ce qu'il joue, on ressent ce qu'il ressent. Une seule envie vous prend quand le sommeil vous a gagné et que vous êtes contraint d'abandonner ces pages :
avoir un piano et pouvoir matérialiser ces sensations, cette sensualité. On voudrait ne pas lacher le livre pour connaitre la suite et on a peur d'avancer de trop, de le terminer et de
devoir laisser Claude. Une fois le livre terminé il vous reste tout ça et ce désir de ne jamais l'avoir lu pour le redécouvrir, continuer d'accompagner ce petit génie.
A LIRE ABSOLUMENT
Par Sarah Simonet
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Ce roman n'est pas une nouveauté, loin de là, et il mérite d'être propulsé dans le cercle des classiques de la littérature italienne. Un texte superbe, acide, ponctué de
réflexions grinçantes. Un soldat en permission se retrouve garde malade d'un ancien lieutenant mutilé : aveugle et handicapé, Fausto n'a pas vendu son âme au diable, en a-t-il eu une un jour... ?
C'est la question que l'on peut se poser devant cet être cynique, alcoolique, méchant. Que cherche-t-il si ce n'est réveiller les êtres de leur torpeur? Cette cruauté de la vérité ascénée comme un
coup de poing, comme le message d'un homme qui exhorte les autres à vivre alors que lui même ne le peut plus, ne le souhaite plus.
Un titre sur lequel il FAUT s'arrêter...
Par Sarah Simonet
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Deux journaux, deux femmes
enfermées dans le carcan des stéréotypes : la façade sociale comme tribut de leur tranquilité. Deux intelligences, deux analyses d'un même milieu (un immeuble des beaux quartiers) : une concierge,
une fillette surdouée. La lucidité de ces deux personnalités qui vont se démasquer au fil de l'oeuvre face à l'élitisme surjoué d'une classe vivant de préjugés fait toute la vérité de ce roman. En
dépit des masques, les êtres se reconnaissent, forçant l'autre à faire ce que son masque lui interdisait : vivre. Nous jouons tous un rôle; tel se veut le message de Muriel
Barbery. On se laisse porter par ces deux journaux, le cheminement de leur réflexion. Le style est fluide, la lecture agréable : un joli roman.
Par Sarah Simonet
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Petit retour sur un roman pour jeunes adultes (et adultes) de Mourlevat -auteur prolixe et efficace sur tous les registres- qui a eu un prix. Ce n'est pas une
référence en ce qui me concerne ("les prix c'est comme les furoncles, n'importe quel trou du cul est capable d'en avoir" excusez la vulgarité mais c'est tellement vrai) mais cette fois il est
mérité ce prix Saint Exupéry... Un roman pour ados dans lequel on ne les prend pas pour des imbéciles c'est rare. Ici il est question de l'installation au pouvoir d'une dictature (dirigée
par la Phalange) par laquelle les descendants des réfractaires politiques ont été enfermés dans des internats répressifs où tout les protège de leurs origines, parents massacrés, ils ne
concervent aucun souvenir de leur enfance. Mais un jeune homme, Bart, fils d'un résistant va percer le secret et découvrir l'arme de la résistance dans la voix de Miléna (fille d'une
ancienne cantatrice instigatrice de la rebellion ). La première fugue a lieu avec ces deux adolescents. D'autres suivent et, peu à peu, appuyés par un réseau d'anciens résistants, ils
reforment un groupuscule visant à anéantir la Phalange. Rien à redire dans ce roman, tous les éléments sont là, guidés par une plume magnifique. En bref, c'est un roman qui se doit de sortir
des rayons, à propager sans modération dans les bibliothèques des lycéens et des adultes (preuve de qualité : dès que je le rentre en magasin il est vendu une heure plus tard sur mes conseils -un
roman qu'on vend avec foi est un bon roman).
A découvrir
Par Sarah Simonet
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Un album coup de
coeur pour petits et grands. Ma maison bleue (texte de Alain Serres et illustrations d'Edmée Cannard) c'est notre maison à tous, un voyage extraordinaire dans
l'univers où l'on traverse les continents, l'espace. Une association poétique du texte et de l'image. Ca se passe de mots : de quoi ouvrir les yeux aux plus jeunes sur notre maison bleue et
satisfaire les amateurs d'art. Chose qui n'enlève rien, l'illustratrice est une jeune femme adorable (de quoi remettre à leur place tous les artistes mégalo et narcissiques) -et oui quand on est
libraire l'humain rentre en compte-
. Bref un beau cadeau pour les fêtes.
Par Sarah Simonet
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Vendredi 30 novembre 2007
Parfois le
coup de coeur se fait attendre et on passe quelques temps à lire des choses qui nous paraissent bien mais sans plus de conviction que ça, jusqu'au moment où l'on voit l'arrivée d'un
second tome de BD. C'est ce qui s'est passé pour "le sourire du clown". Une BD dure mais tellement belle. Tout se passe dans une cité où la religion exerce ses méfaits jusqu'à la mise en exil de
la population. Dans ce monde exilé, la seule part de poésie se perd dans sa tentative de survie : une école du cirque qu'a rejoint un jeune kabile plongé depuis l'enfance dans son mutisme
cotoyant un couple de journalistes à la dérive faute d'exercer par conviction. Qui est fou? Qui est coupable? Difficile à résumer mais à lire absolument.
Par Sarah Simonet
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Avec son écriture rythmée, dense, McCann nous offre un superbe roman en cette rentrée littéraire avec un thème peu traité en littérature : le
peuple tziganne. Zoli échappe à un massacre nazzi alors qu'elle n'a que six ans lorsque sa famille périt au fond d'un lac gelé. Elevée par son grand-père dans une communauté de roms, fascinée par
la poésie, elle écrit, bafouant la tradition orale tziganne lorsqu'un poète communiste la repère voulant en faire une hégérie du Parti. Il met sur sa route stephen, un traducteur, qui en
tombe amoureux. Une belle histoire d'amour, de trahison, avec en toile de fond une Europe en guerre. Ne surtout pas passer à coté de se titre.
Par Sarah Simonet
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Petit rappel hors rentrée littéraire sur une collection BD qui a fait ses preuves : la collection écritures de Casterman. Si vous la croisez au coin d'une librairie n'hésitez pas...
Le titre de Thomson, Blankets mérite un petit détour. Craig
grandit dans un cadre idyllique : une petite ferme dans le wisconsin, entouré de parents croyants, pratiquants, disséquant son temps entre le dessin la messe, les cours et les séjours dans un
centre pour jeunes chrétiens. Souffre douleur de sa classe, il semble ne pas trouver sa place. Jusqu'au jour où il rencontre d'autres marginaux et notamment Raina. C'est un beau texte sur le
premier amour, la recherche de ses propres valeurs au travers de la rupture avec l'éducation inculquée. Une BD qui nous rappelle le bonheur de tomber amoureux...
Par Sarah Simonet
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